Kinésithérapie: Quelle place dans les pathologies respiratoires?

Publié le 5 octobre 2026 à 14:18

Quand on parle de kinésithérapie respiratoire, on pense souvent au désencombrement bronchique.

Mais son rôle est bien plus large.

La kinésithérapie respiratoire s’intègre dans la prise en charge de nombreuses pathologies : BPCO, bronchiectasies, mucoviscidose, maladies neuromusculaires, pathologies pulmonaires chroniques ou encore suites de chirurgie, selon les besoins et les déficiences du patient.

L’objectif ?
Pas simplement « faire cracher », mais identifier les mécanismes qui limitent la fonction respiratoire et agir de manière ciblée.

Selon la situation, le kinésithérapeute peut notamment intervenir pour :

• Favoriser la clairance bronchique lorsque l’évacuation des sécrétions est insuffisante ;
• Optimiser la ventilation et les stratégies respiratoires ;
• Aider à mieux gérer la dyspnée et les symptômes respiratoires ;
• Maintenir ou restaurer les capacités physiques et la tolérance à l’effort ;
• Lutter contre le déconditionnement, fréquent dans les maladies respiratoires chroniques ;
• Accompagner le patient vers davantage d’autonomie

Et surtout : il n’existe pas une technique respiratoire universelle.

Le choix du traitement dépend du bilan : symptômes, auscultation, encombrement, efficacité de la toux, capacités ventilatoires, tolérance à l’effort, comorbidités… mais aussi des objectifs et des préférences du patient.

👉 La kinésithérapie respiratoire ne consiste donc pas à appliquer systématiquement technique.

Elle consiste à évaluer, comprendre, choisir et adapter l’intervention aux besoins du patient.

Parce qu’au-delà de mieux respirer, l’objectif est aussi de mieux bouger, mieux gérer ses symptômes et préserver son autonomie au quotidien.